Cornelius David Krieghoff

Peintre de genre, mais aussi un des premiers paysagistes canadiens – avec une prédilection pour l’automne et l’hiver de surcroît –, Cornelius Krieghoff est connu pour avoir illustré avec force détails la vie des « habitants » (Canadiens français) et des Autochtones, en particulier ceux de Caughnawaga (Kahnawake) et de Lorette (Wendake). 

 

Né à Amsterdam, aux Pays-Bas, en 1815, Krieghoff passe la majeure partie de sa jeunesse en Allemagne, où il étudie la botanique, la musique et la peinture. À 22 ans, il s’embarque pour l’Amérique, où vit déjà son frère Ernst, et s’enrôle comme volontaire, en qualité d’artiste, dans l’armée des États-Unis, qui sont alors engagés dans la guerre de Floride. Ayant reçu son congé en 1840, il s’installe brièvement à Rochester, puis à Toronto et enfin dans la région de Montréal avec sa femme, une Canadienne française rencontrée à New York, qui donnera naissance à une fille l’année suivante. Krieghoff peint des sujets paysans qui ne sont pas très prisés par la bourgeoisie montréalaise; pour gagner sa vie, il réalise des enseignes et des commandes de portrait, ainsi que divers petits boulots. La rencontre, en 1951, d’un commissaire-priseur de Québec, John Budden, s’avère déterminante : deux ans plus tard, celui-ci le convainc de déménager une fois de plus. C’est alors que sa carrière prend réellement son essor. Budden présente Krieghoff à l’élite de la vieille capitale. Les officiers anglais cantonnés à la Citadelle, notamment, sont friands de ses tableaux truculents et bon marché, qu’ils rapportent en guise de souvenirs. 

Pendant que Krieghoff vit à Québec, une partie importante de son travail consiste à peindre les « habitants », c’est-à-dire les Canadiens français de la campagne. L’artiste illustre avec affection la nature brave et travaillante de ses nouveaux compatriotes, de même que leur penchant pour les plaisirs simples. Vraisemblablement vers la fin des années 1960, Krieghoff rejoint sa fille à Chicago, où il s’éteint en 1872. Aujourd’hui, il est considéré comme le plus grand documentariste de la culture du 19e siècle. Son œuvre foisonnant a fait l’objet d’une importante exposition rétrospective itinérante intitulée Krieghoff : Images du Canada, organisée par le Musée des beaux-arts de l’Ontario au tournant des années 2000.






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