Kent Monkman

Kent Monkman est un des artistes les plus accomplis et les plus provocants de sa génération. Dans ses œuvres somptueuses, l’artiste d’ascendance crie, anglaise et irlandaise sonde diverses facettes de son identité autochtone et queer. Ses peintures, installations, performances et vidéos bousculent et remettent en question les idées reçues sur les peuples autochtones en subvertissant le rôle qui leur est traditionnellement attribué en histoire de l’art occidental. Ainsi, Monkman propose des récits où le rôle des Autochtones et des colons est inversé, récits qui se veulent des critiques mordantes, voire irrévérencieuses, de l’histoire du Canada et de la façon dont elle est racontée.

 

Au début des années 2000, Monkman commence à s’inspirer des peintures de paysages nord-américains grandioses réalisés par des romantiques du 19e siècle tels que Paul Kane (1810-1871), Thomas Cole (1801-1848) et Albert Bierstadt (1830-1902). Sa réinterprétation de ces tableaux, cependant, met la perspective autochtone au premier plan d’un nouveau récit artistique, social et politique.

Monkman a reçu de nombreux prix et distinctions, dont un prix Indspire et un doctorat honoris causa de l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario. En 2019, il a été choisi pour réaliser deux grandes fresques, Welcoming the Newcomers et Resurgence of the People, pour le grand hall du Metropolitan Museum of Art de New York. Son exposition intitulée Honte et préjugés : Une histoire de résilience, qui marquait le 150e anniversaire de la Confédération, a été présentée dans plusieurs villes canadiennes.