Emily Carr occupe une place centrale dans le développement de la modernité artistique au Canada. Sa pratique s’est construite au contact des paysages de la Colombie-Britannique et de ses rencontres soutenues avec les communautés autochtones et leurs traditions artistiques, sujets auxquels elle revient à plusieurs reprises au cours de sa carrière.
Après des périodes de formation à San Francisco, à Londres et en France, Carr développe progressivement un langage pictural plus expressif, s’éloignant de la représentation naturaliste au profit d’un traitement plus rythmé et synthétique du paysage. Sa reprise d’une activité artistique soutenue à la fin des années 1920 coïncide avec son rapprochement avec certains membres du Groupe des Sept, notamment Lawren Harris. Les forêts et les territoires côtiers du Nord-Ouest du Pacifique deviennent alors au cœur de son œuvre de maturité, traduits par des formes dynamiques et une attention accrue au mouvement et à l’échelle.
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