Jean-Paul Armand Mousseau

Jean-Paul-Armand Mousseau est né à Montréal en 1921. De 1940 à 1945, il étudie au Collège Notre-Dame, où il fréquente l’atelier du frère Jérôme Paradis. Peu après, il s’inscrit à l’École du meuble de Montréal, où il étudie avec Paul-Émile Borduas. En 1946, il est de la première exposition montréalaise des Automatistes et, en 1948, il fait partie des signataires du manifeste Refus global. Vers la fin des années 1940, sa peinture et ses dessins prennent un virage nettement non figuratif, ce qui l’amène vers une forme assez proche de l’abstraction géométrique.

En parallèle avec ses travaux sur papier et sa peinture, Mousseau fait de la sculpture, des bijoux, des tissus peints, des affiches et des vitraux. Il réalise d’ailleurs de nombreux décors, costumes, masques et éclairages de scène durant les années 1950. Ses « mousseauthèques » – discothèques aux « environnements multimédias » – le rendent célèbre durant les années 1960. Parmi ses grandes murales, citons Lumière et mouvement dans la couleur (1961-1962), installée au siège social d’Hydro-Québec, à Montréal, qui fait appel à la fibre de verre, aux résines et aux éclairages programmés, ainsi que les emblématiques Cercles (1966) ornant la station de métro Peel. Couleurs et textures, lumière et matériaux inusités deviennent les mots d’ordre de l’artiste passionné par l’architecture. Jean-Paul-Armand Mousseau s’éteint le 7 février 1991 dans sa ville natale, à l’âge de 64 ans. En 1997, le Musée d’art contemporain de Montréal lui consacre une rétrospective majeure.