En 1980, Fernand Toupin retourne aux « hautes pâtes » des oeuvres matiéristes, qu’il avait brièvement délaissées. C’est aussi durant cette décennie qu’il s’inspire de la musique pour créer des tableaux et des eaux-fortes, parfois en plusieurs panneaux, en suivant le schéma des mouvements symphoniques. Dans le cas de Boléro (1985), qui est aussi le titre d’une musique de ballet pour orchestre de Maurice Ravel, la composition picturale semble interpréter les premières mesures du thème musical, telle une partition de matière en un seul morceau. Au sujet de Götterdämmerung (1986), inspiré du drame musical Le crépuscule des dieux, de Richard Wagner, Charles Bourget parle d’« une véritable gestualité en trompe-l’oeil » où le tableau, à chaque étape de sa réalisation, est « contrôlé, planifié, organisé, réglé de la même manière que dans les oeuvres géométriques » de l’artiste (Fernand Toupin, l’arpenteur des grands espaces : Peinture : 1953-2000, Éditions Mus’Art, 2003). Celui-ci produit une esquisse et une pochade avant de transposer les plans de couleur et les zones texturées sur la toile au moyen d’un système de quadrillage.
































































