Françoise Sullivan étudie à l’École des beaux-arts de Montréal de 1940 à 1945. Invitée à participer à l’exposition Les Sagittaires organisée par la Société d’art contemporain, en 1943, elle, ainsi que d’autres artistes engagés parmi lesquels on retrouve Pierre Gauvreau et Paul-Émile Borduas, assiste aux débuts du groupe d’avant-garde des Automatistes, qui publie le manifeste Refus global en 1948. Sullivan se réinvente sans cesse tout au long de sa carrière, passant de la sculpture à la danse contemporaine et à l’art conceptuel. Nostalgique du travail de la matière, elle entreprend un retour à la peinture dans les années 1980. Ses oeuvres sont empreintes du mouvement et de la sensualité issus de son passé de chorégraphe. À partir des années 1990, Sullivan épure la composition picturale de ses tableaux, dont les vibrations chromatiques et la facture participent intimement du dialogue entre l’artiste et son oeuvre.
































































