Tableau iconique de la période post-automatiste de Marcella Maltais, à la fin des années 1950, Sans titre se déploie en dimensions résolument plus imposantes et rares, ce qui en fait une oeuvre convoitée dans son corpus. Composition torsadée faite de couches picturales appliquées à la spatule en plaques et en rubans juxtaposés ou superposés, cette huile spectaculaire démontre à la fois une technique de haut vol et la vision inspirée de l’artiste. Les riches empâtements stratifiés et tressés en une tour vertébrale suivent par contraste un irrépressible mouvement tectonique de gauche à droite. La masse centrale – repoussée par une calotte immaculée – est injectée de noir, d’indigo et de cobalt qui se fissurent et s’engouffrent dans une coulée rouge de cadmium pur.
Marcella Maltais étudie sous la tutelle de Jean Paul Lemieux et de Jean Dallaire dès 1949 à l’École des beaux-arts de Québec. En 1955, elle présente une première exposition individuelle au Palais Montcalm à Québec. La même année, elle obtient le premier prix de peinture à l’Exposition provinciale. En 1957, son oeuvre fait l’objet d’une exposition au Musée des beaux-arts de Montréal. En 1958, elle s’établit temporairement à Paris. En 1959, Maltais reçoit le premier prix au Salon de la jeune peinture à Montréal. (A. L.)




































































